Plusieurs dirigeants politiques et défenseurs des droits humains ont critiqué l'arrêté présidentiel accordant plus de pouvoir au Conseil Supérieur de la Police Nationale dans la nomination des officiers supérieur.

Le sénateur Francenet Dénius, pourtant proche du gouvernement, estime que l'arrêté viole la loi sur la police nationale.

Il fait remarquer que l'arrêté exige l'approbation du CSPN pour les nominations des directeurs départementaux alors que la loi stipule que le Directeur General doit avoir l'avis de l'instance dirigée par le Premier Ministre. L'article 13 de la loi de 1996 sur la police fait mention d'avis du CSPN, martèle le sénateur exhortant le chef de l'état à rectifier le tir.

Il soutient que l'arrêté tend à restreindre les prérogatives du chef de la Police.

C'est également l'avis de l'ex Directeur Général de la PNH Mario Andrésol. Il juge qu'il s'agit d'une révocation implicite de Michel Ange Gédeon.

M. Andrésol se dit tout de même convaincu qu'un arrêté ne peut pas modifier la loi portant création de la PNH.

Le sénateur Lavalas Nènel Cassis (LAVAL) qualifie l'arrêté de coup d'État contre la PNH. Il appelle à la mobilisation des deux chambres pour forcer le chef de l'état à faire le retrait de cet arrêté.

Le Réseau National de Défense des Droits Humains (RNDDH) et Justice et Paix redoutent une main mise absolue de l'Exécutif sur la PNH et recommandent une intervention urgente des législateurs.

LLM / radio Métropole Haïti