Le chef de la Police Michel Ange Gédéon, principal concerné dans le désaccord entre le le gouvernement d'une part et les organisations de la société civile et les partis politiques d'autre part n'a pas exprimé une position officielle sur l'arrêté présidentiel du 23 mai 2018.

Cependant sur son compte facebook le directeur de la Police a posté un extrait d'un de ses discours de 2016 qui fait écho à la conjoncture.

Dans son discours M. Gédéon avait prévenu sur les effets néfastes de la politisation de l'institution policière. «… Je voudrais souligner pour vous à l'encre forte que les vieilles pratiques politiques partisanes n'ont jamais fait du bien à notre institution. Chaque fois que la politique entre dans la cuisine de l'institution, c'est pour tout gâcher. Les faits sont là et les exemples tellement éloquents. Soyez et restez professionnels ! Les gouvernements passent, votre police demeure ».

« Notre police est nationale, mais nous ne pouvons nous cacher derrière notre souveraineté pour faire n'importe quoi. Tous les regards sont fixés sur nous. Nous avons un devoir d'image et un devoir de résultat », explique t-il dans ce poste.

«Chaque candidat a un programme de gouvernement, mais aucun ne peut se passer du volet de la sécurité. Vous êtes donc incontournables. Soyez-en fiers sans pour autant avoir la grosse tête, » conclut-il.

LLM / radio Métropole Haïti