Le gouvernement, les législateurs, les hommes d'affaires et les syndicalistes sont préoccupés par le dossier du salaire minimum. Au cours des dernières semaines les ouvriers du textile avaient relancé la mobilisation par des manifestations afin d'exiger un salaire minimum de 1 000 gourdes.

Très discret depuis la perte de la présidence par le sénateur Antonio Chéramy, la commission affaires sociales du Sénat a repris cette semaine des réunions de travail avec les opérateurs économiques et les acteurs sociaux.

Dans les prochains jours les ouvriers réaliseront 4 journées de manifestation pour réclamer un salaire de 1 000 gourdes et des mesures d'accompagnement.

Le président de la commission sénatoriale, Walnique Pierre, lance un appel au calme. Il a eu hier une séance de travail avec des membres du Forum économique du secteur privé des affaires. « Nous sommes prédisposés à accepter les décisions du Conseil supérieur des salaires relatives à la question de l'ajustement salarial », a assuré M. Frantz Bernard Craan, président du Forum. IL s'est dit conscient de la nécessité d'un ajustement salarial, vu que le taux d'inflation dépasse les 10%.

L'homme d'affaires s'est gardé de faire des commentaires sur le salaire de 1 000 gourdes réclamé par les ouvriers expliquant qu'il revient au Conseil supérieur des salaires (CSS) de décider.

Le président de la commission sénatoriale des Affaires sociales appelle patrons et ouvriers au dialogue pour éviter que la situation s'envenime. Contrairement à son prédécesseur le sénateur Pierre met en garde contre le recours aux manifestations. La rue ne résoudra pas le problème mais plutôt le « dialogue social », dit-il pour justifier la nouvelle stratégie de cette commission contrôlée par les proches du gouvernement.

LLM / radio Métropole Haïti