Le ministre de l'économie et des finances, Jude Alix Patrick Salomon, minimise les retards dans le processus de présentation de la loi de finance au Parlement. Hier, 6 juin 2018 le document n'a toujours pas été soumis à la Cour Supérieure des Comptes et du Contentieux Administration (CSCCA). Il s'agit d'un retard de 5 jours par rapport au calendrier établi.

Selon la législation sur la préparation du budget, la Cour des Comptes doit donner un « avis » sur le projet de budget au plus tard le 15 juin, quinze jours avant le dépôt du projet de budget au Parlement le 30 juin.

Le Grand Argentier de la République assure que les efforts sont déployés pour peaufiner le document. Il soutient que le retard est lié aux travaux sur le budget rectificatif 2017-2018 qui n'avait pas été finalisé.

De plus des réflexions résultants des négociations avec le Fonds Monétaire International ont également provoqué des retards. M. Salomon n'est pas alarmé, assurant qu'il y a eu des discussions avec les agences de perception sur l'ensemble du volet économique.

Il y aura dans ce projet de budget une « sensibilité particulière au renforcement de la production nationale, de la création d'un écosystème qui puisse nous permettre d'augmenter la richesse nationale et diminuer la dépendance par rapport aux importations », a dit M. Salomon dans une interview au journal Le Nouvelliste.

De plus il soutient que des dispositions fiscales et douanières seront intégrées dans le projet de budget 2018-2019.

C'est également l'avis du secrétaire d'État à la Réforme fiscale, Ronald Décembre. Il promet que le projet de budget sera soumis dans les délais à la Cour des Comptes.

LLM / radio Métropole Haïti