Les autorités financières et monétaires haïtiennes informent qu'au terme du premier semestre de cet exercice fiscal, le déficit a été évalué à environ 9 milliards de Gourdes. « Il s'agit d'un déficit momentané puisqu'on est encore au milieu de l'exercice fiscal et selon les prévisions, il devrait être régularisé par l'émission de 3,2 milliards de Gourdes de Bons du Trésor et 35 millions de dollars en appui budgétaire de partenaires internationaux ainsi que les gains financiers sur l'ajustement des prix des produits pétroliers », précise le bulletin du ministère des finances.

Les partenaires financiers d'Haiti notamment la BID et la Banque Mondiale, conditionnent leur appui budgétaire à un avis favorable du Fonds Monétaire Internationale (FMI). Récemment des experts du FMI ont estimé que le gouvernement haïtien oeuvre afin de respecter les standards de bonne gouvernance des institutions internationales.

En ce qui a trait à la hausse des prix de l'essence plusieurs officiels ont confirmé l'ajustement prochaine des prix. M. Guychard Doré, l'un des conseillers du chef de l'état, a soutenu que la hausse est indispensable pour éviter une rupture de stock de ce produit stratégique. Il soutient que ce produit doit être sous contrôle du gouvernement pour empêcher des hausses exponentielles dans le cadre d'un marché ouvert.

Selon les spécialistes la supériorité continue des dépenses publiques par rapport aux recettes publiques devient une dure réalité au niveau des finances publiques qui creuse d'avantage le déficit budgétaire, lequel est généralement financé par les avances généralement de la BRH et d'avantage de déficit budgétaire. Ce mode de financement peu orthodoxe a un certain impact sur l'évolution de la dette publique, sur l'inflation et également sur le taux change (tendance dépréciative de la gourde).

LLM / radio Métropole Haïti