Le gouvernement haïtien veut se doter des moyens légaux pour engager les réformes financières nécessaires pour la mobilisation de ressources financières supplémentaires. Les ministres des finances, Jude Alix Patrick Salomon et de la planification, Aviol Fleurant, ont fait le depot le 28 juin 2018 de deux projets de budget.

Le budget en cours d'exécution, qui prévoyait 144 milliards de gourdes passe à 156 milliards. Le projet de loi de finances 2018-2019 prévoit des rentrées dans l'ordre de 175 milliards de gourdes.

Le dépôt simultané de deux projets de budget s'inscrit dans cette logique, a fait valoir le ministre de l'économie et des finances, Jude Alix Patrick Salomon. Contre toute attente le gouvernement a surpris en soumettant aux parlementaires un budget rectificatif revue à la hausse.

Cette décision prouve que les autorités financières ont identifié de nouvelles sources de recettes, a soutenu le président de l'Association Haïtienne des Economistes, Eddy Labossiere.

Il croit que des nouvelles ressources peuvent être obtenues à partir de la fin des subventions pour l'EDH et les prix des hydrocarbures.

« Ces instruments sont importants pour le gouvernement dans la poursuite des actions déjà engagées par le gouvernement », a expliqué le Grand Argentier de la République attirant l'attention sur la nécessité d'acquérir des matériels lourds pour les directions départementales des Ministeres des travaux publics et de l'agriculture.

Outre les infrastructures, la réforme de l'Etat, l'investissement, la sanitation, la santé, l'éducation figurent parmi les axes prioritaires de l'administration de Jovenel Moïse.

Les corrections dans la loi de finance 2017-2018 concernent la mobilisation de ressources supplémentaires pour le système judiciaire et les relations internationales. L'appareil judiciaire haïtien doit être renforcé en « rendant justice au secteur judiciaire afin de respecter la loi dans le cadre du paiement des salaires dans chaque niveau hiérarchique . Le budget qu'on a anticipé est devenu trop faible et nous sommes contraints d'avoir un ajout au ministère des Affaires étrangères et des Cultes afin qu'il puisse répondre à ses besoins », a justifié le ministre Salomon.

LLM / radio Métropole Haïti