Les responsables de l'Association des industries d'Haïti (ADIH) appuient la révision de lignes tarifaires insérées dans le projet de budget 2018-2019. Ils reconnaissent la justesse des mesures tarifaires envisagées par le gouvernement pour supporter la production nationale, rappelant que l'association s'est publiquement prononcée en faveur d'un nécessaire réarmement tarifaire et d'une lutte efficace contre la contrebande et la fraude fiscale en faveur du secteur de la production nationale industrielle, responsable, dans son ensemble, de plusieurs centaines de milliers d'emplois.

Selon l'ADIH, il faut « une politique tarifaire adéquate » et « un contrôle effectif des frontières ». « L'ADIH souscrit au besoin de proposer des lois fiscales en dehors de l'instrument budgétaire, mais elle reconnait les contraintes qui s'opposent à la rencontre de cet objectif, alors que des urgences exigent des réponses à court terme ». Les responsables de l'ADIH, rappellent que ce n'est pas par hasard que l'exécutif, et ce depuis l'administration Préval, a dû insérer des ajustements tarifaires et autres dispositions fiscales dans la loi de finances. Plusieurs projets de loi restent encore en souffrance au Parlement, et parmi eux se retrouvent le code douanier et l'Accord de partenariat économique (APE) ».

Le secteur de la production industrielle alimente de façon significative le Trésor public, et relève d'une grande importance pour l'économie haïtienne des points de vue de l'emploi et de l'investissement, et contribue à hauteur de plusieurs milliards de gourdes au Trésor public ; dispose d'investissements se situant dans la fourchette $ US 300 millions à 600 millions ; est responsable d'environ 60 000 emplois directs, précise la note.

LLM / radio Métropole Haïti