Une explosion de colère a éclaté dans la région métropolitaine de Port-au-Prince hier vendredi 6 juillet 2018, à l'annonce de la hausse des prix de l'essence. Des barricades de pneus enflammés ont été installées rapidement dans les principaux axes routiers.

Les manifestants criaient leur colère en raison d'une « forte hausse des prix des produits pétroliers ».

Le sénateur Evaliere Beauplan de l'Opposition a estimé que les autorités devraient dans le cadre d'un dialogue rechercher une solution à la crise.

La réaction de la population a été quasi spontanée. En moins d'une heure la fumée des barricades était visible dans les communes de Carrefour, Pétion ville, Delmas et centre ville de Port-au-Prince.

Les résidents de Carrefour ont dû regagner leurs domiciles à pied en raison de l'impossibilité pour les véhicules de passer par le boulevard Jean Jacques Dessalines. À Martissant des individus armés ont tiré des coup de feu en l'air en lançant des slogans contre le chef de l'état.

Les manifestants dans les différentes régions dirigent leur colère contre le chef de l'état, Jovenel Moïse, qu'ils accusent de vouloir accentuer la misère de la population.

L'explosion de colère a sans doute été accentuée par la défaite de la sélection de Brésil en ¼ de final de la coupe du monde de football. La majorité des haïtiens sont fans de la selecao. Des groupes de fans descendent dans les rues après chaque victoire de l'équipe brésilienne.

La mobilisation contre la hausse des prix de l'essence n'a pas été orchestrée par l'opposition ni les syndicats de transport en commun. Des étudiants et d'autres militants de l'opposition ont pris part au mouvement qui a pris une ampleur inattendue.

LLM / radio Métropole Haïti