Le chef de l'état haïtien, Jovenel Moïse, déplore le faible salaire des ouvriers notamment dans le secteur de la sous traitance. Le salaire actuel est trop faible, a dit le président Moïse réclamant désormais un salaire minimum « socialement acceptable et économiquement soutenable ».

Cette proposition, formulée lors de la cérémonie de présentation officielle du nouveau Premier Ministre nommé, fait référence à une hausse substantielle du salaire minimum. Les ouvriers réclament un salaire minimum journalier de 1 000 gourdes ainsi que des avantages sociaux.

Le président Moïse est accusé par des leaders du mouvement ouvrier de prendre parti pour les patrons. Le chef de l'État, sur recommandations du Conseil Supérieur des Salaires (CSS) avait accordé un ajustement de salaire de 1,50 gourdes aux ouvriers en 2017.

M. Moïse se présente désormais en médiateur pour favoriser l'harmonie dans les relations entre les patrons et les ouvriers. Conscient de l'ampleur du défi que constitue l'ajustement du salaire minimum, le président Moïse préconise des négociations directes entre le secteur privé et les syndicats des ouvriers.

Il s'agira d'un nouvel espace de discussion en marge du Conseil Supérieur des Salaires. Au cours des derniers mois plusieurs dirigeants de syndicats ont contesté la légitimité de cette structure qui compte dans ses rangs les représentants du gouvernement, du patronat et des syndicats.

M. Moïse préconise la signature d'un pacte pour l'emploi et la croissance économique inclusive.

LLM / radio Métropole Haïti