Le Réseau d'alerte précoce de sécurité alimentaire attire l'attention sur les difficultés de la campagne d'été. Dans son dernier rapport le Famine Early Warning System Network explique que le retard et la faible pluviométrie entravent les opérations de semis d'été qui ont cependant bien démarré dans les montagnes humides.

Parallèlement, les récoltes de printemps ont atteint leur pic en juillet dans les zones où cette campagne n'a pas échoué et qui semé en mars. Une production en-dessous de la normale est attendue à cause de la sécheresse. En revanche, les récoltes de banane, de racines et tubercules et de fruitiers sont normales, précise le rapport.

Selon le réseau certains ménages adoptent de nouvelles stratégies d'adaptation comme la consommation de produits non préférés et semblent incertains quant à la réouverture prochaine des classes.

Le prix du maïs local a montré, en juillet, une relative stabilité comparée à juin, tandis que celui du pois noir a baissé (plus de 7%). Le prix du riz importé continue d'augmenter et d'être au-dessus de la moyenne quinquennale.

L'ensemble du pays restera donc en Stress (phase 2 de l'IPC) et en phase Minimale (phase 1 de l'IPC). Certains ménages dans le Haut-Plateau, le Nord et le Nord-Est pourraient se retrouver en crise (phase 3 de l'IPC), vu l'impact de la sécheresse sur leurs moyens d'existence mais il n'y a pas d'indication que leur nombre soit suffisant pour changer la classification des zones.

LLM / radio Métropole Haïti