M. Wilson Laleau, chef de cabinet du président Jovenel Moïse, assure être l'objet d'un lynchage politique orchestré sous le couvert de l'enquête sur les fonds Pétrocaribe. Ancien ministre des finances sous l'administration de Michel Martelly, M. Laleau nie toute implication dans la dilapidation des fonds de Pétrocaribe.

Il révèle que ses adversaires politiques veulent le livrer à la vindicte populaire afin d'empêcher une vraie enquête sur l'utilisation de ces fonds. De l'avis du professeur Laleau, l'ex Président Jocelerme Privert serait l'un des instigateurs des accusations et du lynchage médiatique lancées en 2016.

Les persécutions se sont poursuivies sous des formes variées avec entre autres des menaces de mort, une fusillade contre son domicile et des mesures d'interdiction de départ.

De plus il note que les persécutions avaient été lancées contre les ministres ayant adopté une résolution sur le port de Port-au-Prince sous l'administration Martelly.

Ceux qui réalisent le lynchage ne veulent pas que la lumière soit faite sur les fonds Pétrocaribe, lance M.Laleau faisant état des conséquences néfastes sur lui, sa famille et ses proches. Sur le plateau de Télé Métropole M. Laleau a fondu en larmes en évoquant les souffrances psychologiques endurées par ses parents.

Une faut une enquête, une vraie, a martelé M. Laleau qualifiant de crime les rapports des deux commissions sénatoriales. Il rejette les accusations le concernant arguant qu'il est impossible qu'un ministre ordonne en dehors des procédures habituelles des décaissement du Bureau de Monétisation de l'Aide Publique au Développement (BMPAD).

Même s'il est renversé par la partialité des rapports des commissions sénatoriales, M. Laleau se prononce en faveur de la réalisation d'une enquête par une institution haïtienne.

LLM / radio Métropole Haïti