Le président du Sénat haïtien, Joseph Lambert, annonce que le procès Pétrocaribe aura bien lieu. Le procès aura lieu à un moment ou à un autre, a dit le sénateur Lambert exprimant le voeu que toute la lumière soit faite sur la dilapidation des fonds accordés dans le cadre d'un accord sur les produits pétroliers avec le Vénézuela.

Le plus vite serait le mieux, concède M. Lambert dénonçant une instrumentalisation de l'affaire par certains acteurs politiques et économiques. Afin de favoriser le processus judiciaire le président du Sénat envisage de solliciter l'approbation de l'assemblée afin d'encourager les responsables de la Cour Supérieure des Comptes et du Contentieux Administratif (CSCCA) à transmettre le dossier aux autorités judiciaires. Il soutient que cette décision serait bénéfique pour le grand corps étant donné la complexité de ce dossier.

De plus il rejete les accusations de l'opposition en ce qui a trait au transfert du dossier à la Cour des Comptes. Cette décision ne visait nullement à enterrer le dossier mais à le garder en vie, insiste le sénateur Lambert. Il juge que c'était la meilleure décision afin d'éviter une sanction politique sur un dossier technique.

Interrogé sur un quelconque ressentiment dans le dossier, le sénateur Lambert assure qu'il n'a jamais été comptable des deniers publics. Il explique qu'il n'a géré aucun projet en dehors de ses fonctions de conseiller spécial du président Martelly.

Même s'il encourage la mobilisation des citoyens pour exiger la reddition de comptes, le président du Sénat met en garde contre le recours au verdict populaire. La rue peut insuffler un élan au dossier mais ne peut le traiter, dit- il. Appelant à la vigilance contre l'anarchie il exhorte les haïtiens à faire confiance aux institutions démocratiques. « Il faut faire confiance aux institutions et il faut une vigilance citoyenne ».

LLM / radio Métropole Haïti