La Sous-Secrétaire générale aux opérations de maintien de la paix, Mme Bintou Keita, a insisté, hier, devant le Conseil de sécurité des Nations Unies, sur la « volatilité » de la situation en Haïti et mis en garde contre le risque « élevé » de « troubles majeurs ».

Mme Keita, qui présentait le dernier rapport du Secrétaire général sur la MINUJUSTH, a rappelé la flambée de violence, marquée par des pertes en vies humaines et des actes de destruction, qui a touché le pays en juillet dernier à la suite de la suppression des subventions sur les produits pétroliers. « Depuis, les autorités haïtiennes n'ont pas cherché à remédier aux causes profondes de la précarité sociale, alors que le processus de ratification par le Parlement de l'énoncé de la politique générale du Premier Ministre nommé et la prise de fonctions du nouveau Gouvernement sont en attente », a-t-elle regretté.

La Sous-Secrétaire générale a fait écho du ressentiment populaire alimenté par des révélations sur les avantages présumés des fonctionnaires et le débat sur l'utilisation discutable des fonds PétroCaribe. Elle souligne égale ment les forfaits des gangs, en particulier dans la capitale, continuent de mettre la Police nationale haïtienne à l'épreuve, a-t-elle dit.

Mme Keita a ensuite mentionné les défis qui demeurent pour le passage sans heurt vers une présence des Nations Unies en Haïti autre qu'une opération de maintien de la paix d'ici au 15 octobre 2019.

Elle a déploré la lenteur des progrès dans l'adoption de lois visant à améliorer l'accès à la justice et le fonctionnement de l'administration pénitentiaire.

LLM / radio Métropole Haïti