Le directeur du Bureau des Mines et de l'Energie (BME), Claude Preptit, tire la sonnette d'alarme en ce qui a trait aux risques sismiques. Il met en garde les autorités contre le non respect des normes parasismiques dans plusieurs régions du pays.

L'Unité de Surveillance Sismique du BME effectue un monitoring des secousses telluriques sur l'ensemble du pays mais est surtout préoccupée par le Nord, Fond Parisien et Anse a Veau.

Les trois départements dans la région du Nord constituent une grande préoccupation pour le BME. M. Preptit rappelle que le dernier séisme enregistré au Cap Haïtien remonte à 1842. Il y a 176 que l'énergie est en train de s'accumuler dans les failles, prévient l'ingénieur Preptit.

Sans langue de bois M. Preptit affirme que plusieurs édifices publiques constituent de véritables épée de Damocles pour les citoyens. Des lycées peuvent s'effondrer en cas de séisme de magnitude 7 ont indiqué des experts.

La secousse du dimanche 13 septembre 2018, avec une magnitude de 5.2 sur l'échelle de Richter, était considérée comme modérée. Aucun dégât n'a été enregistré lors de ce séisme survenu au milieu de la nuit.

Au cours des 8 premiers mois de cette année 80% des séismes enregistrés avaient une magnitude inférieure à 2.9 sur l'échelle de Richter. Ce sont des séismes d'intensité faible. Les systèmes de surveillances haïtien et dominicain ont enregistré au cours de cette période plus de 300 secousses telluriques.

De plus le géologue Preptit fait remarquer que le séisme du dimanche 23 septembre 2018 n'était pas enregistré sur le territoire haïtien. L'épicentre était en territoire dominicain sur la faille septentrionale de l'Ile, explique t-il.

LLM / radio Métropole Haïti