Le chef de l'état haïtien, Jovenel Moïse, a pour la première fois critiqué vertement le Fonds Monétaire International (FMI) à ses yeux responsables des émeutes des 6,7 et 8 juillet 2018.

Lors de son intervention à l'assemblée général de l'ONU ce jeudi 27 septembre 2018 M. Moïse a estimé que les émeutes ont mis en relief la fragilité des acquis obtenus de hautes luttes. Ces acquis peuvent être mis en péril en l'absence de soutien adéquat sur la longue durée.

Fort de l'expérience des émeutes de juillet M. Moìse a fait valoir que les réformes structurelles sont des processus de longue haleine. Quoique indispensables elles ne peuvent être entreprises dans un court laps de temps, a insisté le chef de l'état rejetant la faute sur les responsables du FMI.

De plus il dénonce les conditions trop rigides imposées par les partenaires techniques et financiers qui ne tiennent pas compte de la réalité socio-économique .

Même s'il se défend de vouloir jeter le blâme sur les partenaires internationaux, M. Moíse juge que les émeutes sont le résultat d'une vision trop étriquée de l'aide au développement.

Il insiste sur la nécessité d'une approche non fragmentée, moins rigide, intégrée et cohérente des problèmes interdépendants de développement et de sécurité.

M. Moïse soutient qu'il ne faut pas sous estimer l'expression violente du mécontentement de la population.

LLM / radio Métropole Haïti