Dans son dernier rapport Fews net spécialisé dans l'alerte à la sécurité alimentaire indique qu'après deux mois de retard, une pluviométrie plus ou moins importante, en termes cumulatifs, a été enregistrée en août et au cours de la première décade de septembre. Les activités de préparation de sols et de semis, qui ont bien démarré dans les montagnes humides en juillet, sont maintenant en cours dans les autres régions.

Les précipitations ont toutefois favorisé le développement des plantations de juillet et d'août (maïs et haricot) qui, pour la plupart, sont en phase d'épiaison, de fructification ou de floraison, précise le rapport. Le pois Congo, le petit mil, ainsi que les racines et les tubercules, sont en phase de croissance (hormis dans le Nord, le Nord-Est et l'Ouest). Dans le bas Artibonite, les récoltes du riz ont commencé et se poursuivront jusqu'en décembre.

Le prix du maïs local a chuté de 6 % en août, comparativement à juillet. Celui du pois noir, en revanche, a baissé de façon moins abrupte (2,4%), tandis que celui du riz importé et du riz TCS continue d'augmenter. Les prix de ces produits sont significativement au-dessus de leur moyenne quinquennale.

D'octobre 2018 à janvier 2019, certaines zones de moyens d'existence resteront en Stress (phase 2 de l'IPC) ; d'autres, en Minimale (phase 1). Cependant, certains ménages touchés par la sécheresse (dans le Nord et le Nord-Est), s'ils ne se remettent pas entièrement des chocs antérieurs, pourraient se retrouver en crise (IPC phase 3). Mais il n'y a pas d'indication que leur nombre soit suffisant pour changer la classification des zones.

LLM / radio Métropole Haïti