Des dirigeants d'organisations syndicales annoncent la relance de la mobilisation en vue de réclamer une hausse significative du salaire minimum.

Le président de la Centrale Autonome des Travailleurs Haïtiens (CATH), Fignolé Saint Cyr, préconise un salaire minimum de 750 gourdes. Il dénonce la passivité du Conseil Supérieur des Salaires (CSS) qu'il qualifie de bancal.

Le syndicaliste note que plusieurs patrons ont exprimé leur appui à une hausse du salaire à 585 tandis que les syndicats continuent de réclamer un salaire journalier de 1 000 gourdes.

Il rappelle que le chef de l'état, Jovenel Moïse, avait récemment plaidé pour un salaire minimum acceptable et socialement juste.

Le nouveau salaire minimum devrait être en vigueur ce 1 octobre 2018 mais est retardé en raison de l'absence du rapport du CSS.

M. Saint Cyr accorde un délai d'une semaine aux autorités haïtiennes afin de publier le décret consacrant l'ajustement du salaire minimum.

Il prévient que les ouvriers auront recours à des manifestations pour forcer les autorités à satisfaire leurs revendications. Le dirigeant de la CATH critique le comportement des conseillers du CSS les accusant de se liguer contre les ouvriers. Si le salaire n'est pas socialement juste et acceptable nous allons forcer la porte, a prévenu M. Saint Cyr accusant les conseillers de comploter pour accorder une hausse de salaire de 50 gourdes.

Nous n'entendons pas descendre en dessous de 600 gourdes, dit-il rappelant que la revendication de 1000 gourdes constitue un plafond.

Il critique également une stratégie des conseillers du CSS et des patrons pour geler les salaires sur 3 à 5 ans. Ceci est inacceptable, martèle M. Saint Cyr.

LLM / radio Métropole Haïti