Le HCR, l'Agence des Nations Unies pour les réfugiés, salue les décisions historiques formulées par l'Espagne et Haïti visant à adhérer aux accords internationaux pour lutter contre l'apatridie, une situation à laquelle sont confrontées des millions de personnes privées de droits fondamentaux parce qu'aucun État ne les considère comme ses ressortissants.

« Nous félicitons l'Espagne et Haïti pour ce grand pas en avant et d'avoir choisi d'offrir l'espoir d'un avenir meilleur aux personnes qui auront désormais accès à des droits fondamentaux que la plupart d'entre nous tenons pour acquis », a déclaré Volker Türk, Haut Commissaire assistant du HCR pour la protection internationale.

La décision du gouvernement haïtien d'adhérer à la Convention de 1954 relative au statut des apatrides et à la Convention de 1961 sur la réduction des cas d'apatridie a été officiellement entérinée lors d'une réunion organisée à New York en marge de l'Assemblée générale annuelle des Nations Unies, vendredi 28 septembre.

La discrimination à l'encontre de groupes ethniques ou religieux particuliers ou bien celle fondée sur le genre, l'émergence de nouveaux États, les transferts de territoire entre États existants et les lacunes des lois sur la nationalité sont des raisons pouvant générer l'apatridie.

Haïti et l'Espagne portent désormais à 20 le nombre de nouvelles adhésions aux Conventions des Nations Unies sur l'apatridie depuis le lancement de la campagne.

LLM / radio Métropole Haïti