Le fonctionnement des tribunaux haïtiens pourrait être perturbé au cours de cette année par des mouvements de grève des juges.

Le président de l'Association Nationale des Magistrats Haitiens (Anamah), Jean Wilner Morin, prévient que des arrêts de travail peuvent être réalisés si le gouvernement refuser d'accéder aux revendications salariales des juges.

Depuis deux ans les juges réclament des ajustements de salaire . Ces revendications sont similaires à celles des huissiers et greffiers qui avaient provoqué le dysfonctionnement des tribunaux dans les 18 juridictions.

Les salaires des juges doivent être revus à la hausse à cause de l'inflation, insiste le juge Morin

Il soutient que l'ouverture de l'année judiciaire a été réalisée sur fond de crise. Outre l'ajustement de salaire, de nombreux magistrats sont dans l'attente du renouvellement de leur mandat.

Le chef de l'état a renouvelé le week end écoulé le mandat de 36 juges de premières instances et de paix.

C'est insuffisant, lance le président de l'Anamah arguant que l'effectif réduit de juges provoque une hausse de la détention préventive prolongée.

Pour faciliter une procédure célère de nomination des juges, M. Morin invite les autorités de l'exécutif à solliciter une nouvelle investigation sur certains dossiers.

Les mouvements de grève pourraient être lancés rapidement prédit M. Morin assurant que les magistrats ont accordé un sursis pour la concrétisation des promesses de l'Executif.

Il confirme que l'Anamah reste ouvert au dialogue et annonce des séances de travail avec les membres du Conseil Supérieur du Pouvoir Judiciaire (CSPJ) et le ministre de la justice afin de rechercher une solution dans la concertation.

LLM / radio Métropole Haïti