Le chef de l'état haïtien, Jovenel Moïse, est également accusateur dans le dossier de Pétrocaribe. Dans le conjoncture d'accusations tout azimuts contre les anciens ministres, hauts fonctionnaires et entrepreneurs coupables de dilapidation des fonds de Pétrocaribe, le président Moïse a dénoncé des personnalités politiques, anciens gestionnaires des fonds publics ou des acteurs économiques qui oeuvrent afin d'instrumentaliser le dossier.

De l'avis du chef de l'état ces gens veulent faire porter le chapeau à d'autres afin de conserver les fonds publics volés. M. Moïse dit être favorable à un procès juste et équitable qui permettra de punir les vrais coupables.

Sans les nommer le chef de l'état a exprimé sa colère contre les leaders de l'opposition radicale qui ont mobiliser l'opinion publique contre son gouvernement sur ce dossier. Il a assuré que ses proches et les officiels de son administration répondront aux questions des enquêteurs.

M. Moïse revendique la position de leader de la lutte contre la corruption. Il soutient qu'il est temps que ceux qui ont fait fortune avec les fonds publics rendent des comptes. Ils doivent restituer l'argent avant leur incarcération, a dit le chef de l'état qui veut reprendre l'offensive dans l'affaire Pétrocaribe.

L'argument du chef de l'état est identique à celui des leaders de l'opposition radicale. La lutte contre la corruption vise à permettre l'accès à l'électricité et aux services sociaux de base, a dit M. Moïse rappelant que son administration a réalisé plusieurs infrastructures grâce aux maigres ressources disponibles.

LLM / radio Métropole Haïti