C'est un tournant dans l'affaire Pétrocaribe, le chef de l'état haïtien, Jovenel Moïse demande à ses collaborateurs de se mettre à la disposition de la justice.

Dans des Tweets hier lundi le président haïtien a franchi une nouvelle étape dans le cadre de cette affaire de dilapidation des fonds publics sur une période de 10 ans. Jusqu'ici le président Moïse avait pris ka défense de ses collaborateurs dénonçant une instrumentalisation de ce dossier à des fins politiques.

La forte mobilisation de la population dans le cadre de la journée de manifestations contre la corruption le 17 octobre à finale men forcé le chef de l'état à lâcher ses proches collaborateurs. Il recommande aux grands commis de l'état ayant eu une part active dans la gestion de ces fonds à se mettre à la disposition de la justice.

Ce message avait été repris par le député Alfredo Junior, allié du parti au pouvoir. Le député de Kenskoff a exhorté les deux principaux collaborateurs du chef de l'état son chef de cabinet, Wilson Laleau et le secrétaire général de la Présidence, Yves Germain Joseph, à faciliter la tâche au président Moïse.

M. Laleau avait été ministre des finances et du commerce et M. Germain ministre de la planification sous l'administration de Michel Martelly.

Les deux personnalités sont épinglées dans le rapport de la commission sénatoriale spéciale ayant fait état de la mauvaise gestion des fonds accordés par le gouvernement vénézuélien dans le cadre d'un accord sur la vente des produits pétroliers.

Par ailleurs le chef de l'état a annoncé que les compagnies qui ne se sont pas acquittées de leur engagement seront poursuivies conformément à la loi. Personne n'échappera à la justice c'est un devoir moral, a dit le chef de l'état appelant le Premier Ministre a apporter l'appui nécessaire à l'appareil judiciaire afin qu'il puisse s'acquitter de sa tâche.

LLM / radio Métropole Haïti