Le président haïtien, Jovenel Moìse, a joint là paroles aux actes en limogeant le week end écoulé des personnalités parmi ses proches collaborateurs au Palais National.

La décision, qui s'apparente à un virage à 180 degrés, s'inscrit en droite ligne des tweets du chef de l'état suite aux imposantes manifestations contre la dilapidation des fonds Pétrocaribe.

Intégralité des 3 tweets du président Moïse après la journée de manifestation du 17 octobre 2018.

« L'exigence citoyenne pour que lumière soit faite sur l'utilisation des fonds PetroCaribe témoigne de la vitalité de notre démocratie. Je demande à tous les grands commis de l'Etat indexés ayant eu une part active dans la gestion de ces fonds de se mettre à disposition de la justice. »

« Je demande au Chef du Gouvernement de donner tous les accompagnements requis aux institutions concernées, notamment l'appareil judiciaire pour que lumière soit faite sur l'utilisation des Fonds PetroCaribe. Personne n'échappera à la justice. C'est un devoir moral et de justice. »

« Toutes les firmes qui ont encaissé l'argent du contribuable et qui n'ont pas honoré leur engagement seront poursuivies, d'où qu'elles soient, conformément à la loi. Je demande aux représentants légaux de l'Etat de s'en charger suivant les formes légalement requises ».

Le chef de l'état semble suivre ses tweets comme une fil d'Ariane dans l'épineuse affaire Pétrocaribe.

Suite à ces tweets le chef du Parquet de la capitale a annoncé une série d'investigations concernant deux anciens Premier Ministres et un chef d'entreprise.

LLM / radio Métropole Haïti