Des parlementaires invitent le Président de la République à passer de la parole aux actes dans l'épineux dossier PetroCaribe. Après les grandes annonces du Chef de l'Etat autour de cette question, députés et sénateurs disent attendre des actions concrètes du coté de l'ULCC et de l'UCREF.

Certains parlementaires vont beaucoup plus loin et exigent même que des mesures d'interdiction de départ soient lancées et des scellés soient posés sur les biens des personnalités indexées.

L'élu du Sud-est, Dieupie Chérubin qui prend très au sérieux le mouvement PetroChallenge invite en ce sens les institutions concernées dont l'Unité de Lutte Contre la Corruption (ULCC) à embrasser la cause en vue de faire la lumière sur l'utilisation des fonds Petrocaribe. Le Chérubin appelle les autorités judiciaires à adopter des mesures conservatoires contre les personnalités citées dans l'affaire des fonds vénézuéliens.

A la chambre basse, les députés eux aussi opinent et analysent l'annonce du Chef de l'Etat. L'élu de Marigot, Deus Deronneth, qui invite le Président Jovenel Moise à être beaucoup plus responsable exige la publication de liste des personnes indexées.

Les réactions des députés de l'opposition n'étonnent pas. Pour Printemps Belizaire, député de la 3e circonscription de Port-au-Prince, l'annonce du Président de la République relative au nettoyage de son entourage est une vaste plaisanterie.

La tenue du procès Petrocaribe, une étape historique qui peut sortir Haïti de la liste des pays les plus corrompus », estime le Sénateur Dieupie Cherubin.

Notons que depuis la manifestation du 17 octobre 2018, les discours ont changé, les autorités politiques tentent de nuancer leur position, le procès Petrocaribe est dans tous les débats.

GEA/Radio Métropole Haïti