M. Jimmy Albert, le directeur de cabinet du Premier Ministre regrette la mauvaise interprétation de certains acteurs de la société civile en ce qui a trait à la formation d'une commission indépendante. Il entend dissiper les doutes sur l'objectif de cette commission indépendante qui doit être constituée sur le dossier Pétrocaribe. Il assure que la commission ne remplacera pas les institutions en charge de l'enquête sur la dilapidation des fonds.

La Cour Suoérieure de Comptes et du Contentieux Administratif (CSCCA), le Parquet de Port-au-Prince et un juge instructeur enquêtent sur la dillapidation des fonds accordés dans le cadre de l'accord énergétique entre Haïti et le Venezuela.

La formation de cette commission s'inscrit dans le cadre d'un effort pour combattre la méfiance des Haitiens, a laissé entendre M. Albert. Le gouvernement veut rétablir la confiance en faisant une ouverture à la société civile. C'est un appel pour rendre le processus transparent et crédible, dit-il assurant que le Premier Ministre veut rendre les dossiers des projets accessibles aux leaders de la société civile.

C'est une cellule de vigile pour la société, assure M. Albert. Le processus de vigile constitue une sorte de garantie pour les citoyens mais n'interférera en rien dans le processus judiciaire ajoute t-il.

Interrogé sur le refus de certains dirigeants d'organisations de participer à la commission, M. Albert a annoncé que les rencontres sur la faisabilité de cette structure se poursuivront durant cette semaine. Il admet que certains leaders de la société civile soient préoccupés par les menaces liées au dossier Pétrocaribe.

LLM / radio Métropole Haïti