La cheffe de la Minujusth, Hellène La Lime, s'évertue à éviter l'affaire Pétrocaribe qui mobilise les pouvoirs de l'Etat, les dirigeants politiques, les acteurs de la société civile, les opérateurs économiques et l'opinion publique.

Ce dossier qui est sous les feux des projecteurs ne constitue pas une priorité pour la Mission des Nations Unies d'Appui à la Justice Haïtienne (Minujusth).

La cheffe de la Mission onusienne affiche une certaine distance avec cette affaire qui est la cause de vastes manifestations sur l'ensemble du territoire. Le nombre de manifestants lors de la journée du 17 octobre 2018 avait franchi la barre du million ont assuré certains dirigeants de l'opposition.

La cheffe de la Minujusth s'en tient à sa mission définie par le Conseil de sécurité. Interrogée par les journalistes Haitiens sur le dossier, la diplomatie onusienne a dit constater que les revendications de la population ont été entendues par le gouvernement.

Mme La Lime fait montre d'une grande prudence redoutant le courroux des autorités haitiennes. Pas question d'une collaboration de l'ONU dans l'épineux dossier Pétrocaribe, la Mission onusienne compte poursuivre son assistance au système pénitentiaire et à la chaîne pénale.

La prudence de Mme La Lime se justifie par les plaintes de l'administration Moìse qui avaient provoqué le rappel de Suzan Page, première cheffe de Minujusth.

Entre temps il y a eu un formidable retournement de situation sur le dossier qui s'est empiré. Le nouveau Premier Ministre sollicite à cor et à cris des collaborations pour faciliter la transparence dans la gestion de cette affaire.

LLM / radio Métropole Haïti