Le Gouvernement de Jean Henry Céant semble avoir pris à bout de bras définitivement le dossier PetroCaribe. En effet, à l'issue de la première sortie du Premier ministre dans le cadre du programme hebdomadaire baptisé ‘'Les Jeudis Petro'', celui-ci a annoncé qu'une voiture blindée et des agents de sécurité ont été mis à la disposition du juge d'instruction en charge de l'affaire, Ramoncite Accimé.

Par cette démarche, le Gouvernement vise à faciliter le bon déroulement de l'affaire au niveau de la justice.

‘'Je renouvelle l'engagement de mon Gouvernement à mettre des moyens à la disposition de la justice'', a laissé entendre Jean Henry Céant.

De plus, tenant compte de l'importance de ce dossier que des hommes politiques tentent de s'approprier, le chef du Gouvernement souhaite que des dispositions soient prises au niveau du conseil supérieur du pouvoir judiciaire et du tribunal de première instance de Port-au-Prince pour la constitution éventuelle d'un pool de juges capable d'accélérer le procès PetroCaribe.

De plus, Jean Henry Céant dit avoir acheminé une correspondance aux membres de la Cour supérieure des comptes leur demandant de lui faire part de leurs besoins dans le cadre du traitement de l'affaire PetroCaribe.

Malgré que certaines institutions comme l'ANMH et l'AMIH affichent leur refus de participer à la commission envisagée par le Gouvernement, le Premier ministre Jean Henry Céant précise que l'idée de mettre sur pieds cette structure indépendante n'est pas écartée, même si cette démarche est très mal interprétée.

‘'Cette commission que nous voulons mettre sur pieds sera avant tout une entité de veille'', explique M. Céant ajoutant qu'elle aura pour mission de creuser, d'observer, de comprendre le travail de la justice dans le cadre du dossier PetroCaribe.

Jean Henry Céant qui veut qu'une certaine transparence règne dans cette affaire, annonce qu'une force opérationnelle est mise en place au niveau du Gouvernement afin de travailler sur un ensemble de documents ayant rapport avec des firmes qui ont eu des contrats avec l'État haïtien pour les soumettre à la justice.

GEA/Radio Métropole Haïti