Les députés de Fanmi Lavalas sont très critiques envers le gouvernement en raison de la vague de violence sans précédent dans le quartier de La Saline. Le député Roger Milien de la Première circonscription de Port-au-Prince et ses collègues n'hésitent pas employer le terme de massacre pour qualifier les violences.

Le député Milien dénonce le ministre de la justice d'avoir pris le soin d'éviter les parlementaires. Même s'il ne dispose pas d'information sur le nombre de personnes tuées lors des violences le parlementaire rapporte des sources qui font état de plus de 30 décès.

Il accuse le secrétaire d'état à la sécurité publique et le délégué départemental de l'Ouest d'avoir pris l'initiative de déclencher la violence dans ce quartier populeux.

Il révèle que les parlementaires veulent accompagner les dirigeants d'organisation de défense des droits humains à faire le constat de la situation dans ce quartier.

Nous ne pouvons pardonner le chef de l'état et le Premier Ministre parce que ces violences se déroulent sous leur yeux, lance le député Milien dénonçant la passivité du gouvernement.

Le parlementaire va plus loin accusant des membres du gouvernement d'être impliqué dans la planification des violences.

Il soutient que l'objectif est d'assassiner des militants Lavalas . La Saline est le fief de Lavalas a t-il martelé réitérant la détermination du parti à exiger que toute la lumière soit faite sur ces violences.

M. Milien menace d'adopter des dispositions en vue de favoriser le retour des personnes déplacées.

Les députés Lavalas dans une correspondance au président de la chambre basse réclament la convocation du Conseil Supérieur de la Police Nationale (CSPN) afin d'expliquer les mesures appliquées afin de rétablir le climat sécuritaire.

LLM / radio Métropole Haiti