L'Assemblée générale des Nations Unies a confirmé aujourd'hui la signature d'un pacte mondial non contraignant sur la question des réfugiés, ce qui constitue la dernière initiative prise par les États membres pour défendre les droits de 258 millions de personnes déplacés dans le monde. Un nombre écrasant d'États, 181, ont voté à la majorité en faveur de l'adoption du Pacte mondial sur les réfugiés, les États-Unis et la Hongrie s'y opposant. La République dominicaine, l'Érythrée et la Libye se sont abstenues.

Filippo Grandi, le Haut-Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), a déclaré que l'adoption du Pacte était « historique ».

Pour M. Grandi, le Pacte représente « un nouvel engagement en faveur de valeurs partagées de solidarité et la recherche de solutions justes et durables pour les personnes défavorisées ».

Le Pacte mondial pour les réfugiés, distinct du Pacte mondial pour les migrations récemment adopté, vise à renforcer la riposte internationale aux mouvements massifs de réfugiés et à leurs situations prolongées. La semaine dernière, le Pacte mondial pour les migrations, également non juridiquement contraignant, a été adopté par 164 gouvernements lors d'une conférence internationale à Marrakech, au Maroc, dans le but de soutenir une migration sûre, ordonnée et régulière.

Les deux états constituants les terres d'accueil de prédilection des haitiens, les États Unis et la République Dominicaine, ont rejeté les deux pactes sur les migrations et pour les réfugiés. La grande majorité de la diaspora haïtienne se trouve dans ces deux pays.

Les autorités américaines ont annoncé la fin du TPS en juin 2019 pour les haitiens. De leur côté les autorités dominicaines ont bouclé le Plan national de Regularisation des Étrangers (PNRE).

Par ailleurs le Chili nouvelle destination des migrants haitiens a rejeté le pacte sur les migrations.

LLM / radio Métropole Haiti