L'ancien Representant spécial de l'Organisation des États Américains (OEA) en Haiti, Ricardo Seitenfus, exhorte les autorités haitiennes à fixer leur position en ce qui a trait à l'indemnisation des victimes du choléra.

Dans son dernier ouvrage l'ex diplomate brésilien a estimé que le nombre de victimes de l'épidémie était superieur à 50 000.

Il insiste sur la nécessité pour que les autorités haitiennes expriment des positions claires et ouvrent au plus vite des discussions avec l'ONU. Il ne s'agit pas pour le chef de l'état et les ministres d'exprimer des positions a chaque instant, il faut un document officiel, conseille M. Seitenfus assurant qu'il s'agira de la position de l'état haitien quelque soit le gouvernement.

Ce document fait défaut, lance M. Seitenfus.

De plus il explique que la déclaration de l'ex secrétaire général Ban Ki moon sur la responsabilité morale n'engage pas l'ONU. La responsabilité morale n'est qu'intime tandis que la responsabilité légale est collective et doit être connue, a ajouté le diplomate brésilien.

Il souligne que les autorités haitiennes dans le document officiel doivent présenter des pistes de solutions.

Il soutient que la lutte contre l'épidémie de choléra par le biais des centre de traitement de choléra doit être combinée à la construction d'infrastructures dans le secteur eau et assainissement. Le second volet qui est essentiel n'a pas été mis en marche, déplore M. Seitenfus.

Il se dit confiant qu'une lutte soutenue permettra d'éradiquer le choléra en Haïti dans les prochaines années.

M. Seitenfus insiste sur la nécessité d'améliorer les conditions sanitaires en Haiti pour empêcher une nouvelle épidémie de choléra.

LLM / radio Métropole Haiti