Dans son dernier rapport la Commission Économique pour l'Amérique latine et les Caraïbes (CEPALC) a noté une hausse des dépenses publiques en Haïti.

Le rapport, qui fait état de statistiques modestes sur le plan macmacroéconomique indique que la charge fiscale du gouvernement central ,12,7% du Produit Intérieur Brut (PIB), a légèrement diminué par rapport à l'année précédente (13,6% du PIB). La collecte fiscale totale a diminué en termes réels de -4%, en raison de la réduction des revenus directs (-5%) et indirects (-11%) et de la contraction des recettes douanières (-8%).

Selon la CEPALC les dépenses totales de l'administration centrale ont augmenté de 17,7% en termes réels, à la suite d'une variation positive des dépenses courantes (17%), notamment des subventions (37%), mais aussi des investissements publics (26%).

Le déficit global de l'administration centrale (6,5% du PIB) a été en grande partie financé par les contributions nettes de la Banque centrale (BRH).

Ce déficit est supérieur à 26 milliards de gourdes ce qui va à l'encontre du programme staff monitoring du Fonds Monétaire International (FMI) prévoyant un déficit inférieur à 4% du PIB. Le déficit record viole également l'accord entre les autorités fiscales et monétaires sur l'alignement des dépenses publiques en fonction du revenu disponible.

De plus la dette publique extérieure d'Haïti est de 2,1 milliards de dollars (22% du PIB), avec une augmentation de 0,2% en 2018.

LLM / radio Métropole Haïti