L'économiste Pierre Marie Boisson exhorte les autorités haïtiennes à réaliser des changements en profondeur dans la politique économique. Il recommande notamment une modification du projet de budget 2018-2019 déplorant que le gouvernement n'accorde aucune priorité aux secteurs porteurs tel l'agriculture et la sous traitance.

Si les grandes orientations prévues dans le projet de loi de finance sont votées par les législateurs il faut s'attendre à un sévère déficit budgétaire, prédit M. Boisson.

Il indique que l'industrie du textile en Haiti peut connaître un essor en raison notamment d'un avantage comparatif par rapport à d'autres pays. Haiti a une fenêtre d'opportunité grâce aux accords HOPE et HELP pour doubler sa croissance , argue M. Boisson assurant que les volumes d'emplois et de devises générées peuvent être doublés rapidement.

En ce qui a trait à l'agriculture il prône des investissements pour l'irigation des terres et l'acquisition d'engrais afin d'augmenter la production.

Considérant l'économie Haitienne comme une économie de transfert, M. Boisson mise sur une hausse dès transferts de fonds de la diaspora. Même les recettes internes de l'état découlent des transferts de la diaspora, argue le chef de la Sogesol pour qui la diaspora fait bouger le pays.

Il explique que la majorité des taxes sont perçues sur les produits importés acquis grâce aux dollars transférés par la diaspora. Les haitiens importent les produits parce qu'ils reçoivent les dollars, lance M. Boisson.

LLM / radio Métropole Haïti