C'est une vraie crise de l'essence qui touche les Port-au-Princiens depuis plus d'un mois. Les rumeurs de pénurie alimentent les réseaux sociaux et se concrétisent par l'indisponibilité des hydrocarbures dans les stations.

Les automobilistes sont de plus en plus stressés par le fonctionnement irrégulier des stations à essence. Certaines ne disposent que d'un produit tandis que d'autres ont baissé leur rideau de fer en raison de l'icapacité des compagnies à les approvisionner.

Les entrepreneurs expriment leur préoccupations face à cette situation. Marten Boute de la Digicel avait fait état d'une éventuelle rupture de stock en ce qui a trait au carburant.

Les entrepreneurs déjà pénalisés par l'incapacité de l'EDH à fournir l'énergie électrique doivent envisager de verser des frais supplémentaires pour obtenir le carburant de leur génératrices.

Le directeur du Bureau de Monétisation de l'Aide Publique au Deceloppement (BMPAD), Paul Ignace Saint Fleur, a fait valoir que le noeud gordien réside dans l'incapacité des compagnies locales à verser les fonds en dollars américains .

Un problème qui risque de perdurer puisque la semaine écoulée un dirigeant de l'Anadipp avait expliqué que les compagnies paient en gourdes puisqu'ils ont vendu en gourdes.

De plus le torchon brûle entre le BMPAD et les compagnies pétrolières pour le controle de l'intermédiation dans le secteur. Le ministre des finances, Ronald Décembre, souhaite conserver le BMPAD en tant que régulateur mais assure que l'autorisation d'importation par les compagnies est à l'étude.

LLM / radio Métropole Haïti