Dans son dernier rapport publié au début de cette année l'organisation de défense des droits humains, Human Rights Watch (HRW), indique qu'entre juin 2015 et mars 2018, sur plus de 6,000 personnes d'ascendance haïtienne déportées en Haïti, l'Agence des Nations Unies pour les Réfugiés (HCR) a recensé 2,800 personnes avec la nationalité dominicaine légitime.

L'organisation fait état de nombreuses déportations arbitraires et de retours volontaires sous la menace après l'achèvement du Plan National de Régularisation pour les Étrangers (PNRE)

En réaction M. Miguel Vargas, Ministre des Affaires étrangère, a rejetté les accusations relatives aux déportations de descendant d'haïtien. Il affirme qu'avant l'expulsion du territoire dominicain, chaque étranger détenu par la Direction Générale de l'Immigration (DGM) a été identifié s'assurant qu'il n'était détenteur de la nationalité dominicaine légitime.

Le rapport indique également « qu'au cours des 6 premiers mois de 2018, près de 70,000 Haïtiens ont été renvoyés dans leur pays. » Le PNRE qui a pris fin en août 2018, laisse plus de 200,000 haïtiens en République Dominicaine sans statut permanent risquant la déportation.

De son côté le Groupe d'Appui aux Réfugiés et Rapatriés (GARR) assure avoir recensé plus de 50 000 rapatriés en 2018.

Les responsables du GARR encouragent les autorités haïtiennes à assumer leurs responsabilités et à s'entendre avec leurs homologues dominicains afin de trouver une issue aux conflits incessants liés aux expulsions.

LLM / radio Métropole Haïti