La Responsable de la Fondation Jé Kléré, Marie, Yolaine Gilles, tire la sonnette d'alarme et presse les autorités judiciaires à réaliser des investigations en vue d'appréhender les auteurs des crimes en série contre policiers.

Depuis le début de l'année 7 policiers ont été assassinés par des individus armés circulant pour la plupart à motocyclettes. Mme Gilles estime que la réactivation de la commission nationale de désarment ne permettra pas de mettre un terme aux violence des gangs armés. Elle fait remarquer que l'échec de cette commission est patent puisque les gangs disposent aujourd'hui d'un arsenal plus important.

De son côté coordonnateur du Réseau National de Défense des Droits Humains (RNDDH), Pierre Espérance, fait remarquer qu'en plus des 7 policiers tués, 6 autres ont été blessés par balles dans la région métropolitaine au cours de ce mois de janvier.

Il appelle les acteurs de la chaîne pénale à assumer leurs responsabilités afin d'empêcher la poursuite des assassinats de policiers.

L'impunité est la principale cause de l'insécurité, martèle le défenseur des droits humains regrettant que les efforts des forces de l'ordre pour demanteler les groupes crimnels ne bénéficient pas du support des membres de l'appareil judiciaire.

De plus il exhorte les autorités politiques à œuvrer en vue de lutter contre l'impunité.

Il dénonce également des officiels qui sont de connivence avec les gangs dans les quartiers populeux notamment.

LLM / radio Métropole Haïti