Le directeur général de la Direction Nationale de l'Eau Potable et de l'Assainissement (DINEPA), Guyto Edouard, tire la sonnette d'alarme en ce qui a trait au tarissement des sources d'eaux notamment dans la région métropolitaine.

Les constructions anarchiques ont forcé la Dinepa a abandonné des sites de captage d'eau, confie M. Edouard. L'impact de la capitulation de cet ororganisme public est déjà ressenti dans plusieurs communautés.

Plusieurs sources notamment à Carrefour, Canapé Vert et Turgeau ont provoqué des tensions entre des résidents et les autorités locales. Des sources sont polluées en raison des constructions anarchiques réalisées sur les sites protégées.

M. Edouard lance un appel aux autorités municipales dans les dix départements afin de freiner cette situation qui réduit le volume d'eau potable disponible. Il presse les autorités municipales à réaliser des enquêtes avant de délivrer des permis de consteuction.

La Dinepa, ne disposant pas de forces coercitives ne peut réaliser une bonne gestion des ressources hydriques sans l'aide des autorités locales.

Tenant compte de cette situation M. Edouard annonce que son organisme œuvre en vue de trouver d'autres sources d'approvisionnement. Le captage des eaux superficielles, rivières eaux de pluies, constitue une priorité pour la Dinepa. Il considère que les eaux des rivières sont gaspillées puisque non captées.

Une infrastructure de captage existe uniquement sur la rivière des Pedernales qui dessert la population d'Anse-a-Pitres.

Le recours aux eaux superficielles est d'autant plus urgent que les responsables ne disposent pas d'un répertoire des forages sur le territoire. Une étude est réalisée actuellement et permettra d'avoir une compréhension reelle de l'impact de l'anarchie sur la vie des générations futures.

En dépit de tous les objectifs de la Dinepa visent à garantir l'accès à 100% à l'eau potable à l'horizon 2030.

LLM / radio Métropole Haïti