L'électricité 24 heures par jour sur l'ensemble du territoire n'est pas pour demain. Les autorités' haitiennes réaffirment leur engagement à œuvrer en vue d'un meilleur accès à l'énergie électrique mais avouent leur limites face aux nombreux problèmes structurels.

Le ministre des travaux Publics Transport et Communication (TPTC), Fritz Caillot, et le directeur général de l'Autorité Nationale de Régulation du Secteur de Energie (ANARSE), Evenson Calixte, ont fait etat des contraintes qui empêcheront la concrétisation en juillet 2019 du projet électricité 24 heures par jour. Lors d'une rencontre avec des députés du département du Centre les officiels ont fait valoir que la production de l'énergie électrique dépend de la disponibilité de l'eau et du carburant.

La centrale hydroélectrique de Péligre ne peut fonctionner efficacement en raison du faible niveau de l'eau. 200 000 millimètres d'eau sont disponibles alors qu'il faudrait trois fois plus.

Le ministre Caillot a agalement attiré l'attention sur la capacité de stockage de l'eau. Des travaux de draguage sont indispensables pour maintenir le niveau de l'eau.

De plus les centrales thermiques de l'EDH fonctionnant au mazout sont touchées par les difficultés liées à l'acquisition des produits pétroliers.

Le problème concerne l'ensemble du territoire, a fait valoir le ministre Caillot. De leur côté les députés du Centre entendaient mettre en évidence un privilège lié aux installations de la centrale de Péligre dans leur région.

L'énergie électrique 24 heures par jour sur l'ensemble du territoire demeure un objectif de l'administration Moïse ont fait valoir les officiels aux élus. Toutefois ils se sont gardés de fixer une date butoir pour la concrétisation de cette promesse.

LLM / radio Métropole Haïti