L'Adjoint au Chef du Bureau de la coordination des affaires humanitaires (Ocha) en Haïti, Alix Nijimbere, informe que le secteur santé à été fortement impacté par les 10 jours de "peyi lòk".

Il indique que ni "le staff médical ni les patients ne pouvaient se rendre dans les centres. Dans les départements, parfois dans des zones difficiles d'accès, des cas ont été rapportés d'accouchements en dehors des structures de santé, faisant craindre une augmentation de la mortalité".

Il explique que "les mouvements de blocage ont beaucoup affecté les structures comme les prisons, les hôpitaux, les maisons d'enfants qui se sont rapidement retrouvés en pénurie des produits de première nécessité : nourriture, eau…"

M. Nijimbere a laissé entendre que les acteurs humanitaires ont été surpris par la longue durée des mouvements de peyi lòk. " Au début du blocage, les ambulances pouvaient encore continuer à circuler. Mais très rapidement, les structures de santé ont dû faire face à des problèmes d'accès et d'approvisionnement. En dépit de quelques réserves disponibles dans le pays, il est très vite apparu que l'une des principales difficultés a été l'acheminement des intrants médicaux, du carburant et de l'eau, vers ceux qui en avaient besoin en continu, comme les structures de santé, les maisons d'enfant et les prisons. Le blocage a mis en évidence l'extrême fragilité du fonctionnement de certaines institutions, en privant la population d'un accès à un ou des services de base essentiels".

LLM / radio Métropole Haïti