Le chef de file du parti Lapè, Anacacis Jean Héctor, critique les leaders de l'opposition qui ne peuvent offrir une alternative au président Jovenel Moïse. Il dénonce la division entre les principaux dirigeants de l'Opposition radicale notamment Moïse Jean Charles et André Michel qui se disputent le leadership de la lutte.

De l'avis de M. Jean Héctor, son ancien collègue au Sénat, Moïse Jean Charles, 3 ème lors de la dernière présidentielle devrait être légitimement reconnu comme chef de file de l'opposition. L'ex senateur juge que l'absence d'unité et une méthodologie inapropriée a provoqué l'échec de la dernière mobilisation.

Le chef de file de Lapè critique les leaders de l'opposition qui n'ont pas su maintenir une passerelle de dialogue avec le chef de l'état. Il ne faut jamais fermer toutes les portes du dialogue, dit-il arguant que même les américains discutent avec les Talibans en Afganistan.

Ancien vice président du Sénat M. Jean Héctor regrette que les leaders de l'opposition soient incapables d'accepter le respect des prescrits constitutionnels en cas de démission du président Moïse.

Il exhorte les dirigeants politiques à négocier avec le pouvoir pour ne pas être pris au dépourvu en cas d'une démission du président Moïse.

M. Jean Hector déplore que les leaders de l'Opposition radicale n'aient pas compris à temps qu'il fallait mettre un terme au blocage des routes pour permettre à la population de se ravitailler.

Il prédit la reprise de la mobilisation anti gouvernementale orchestrée par une frange du secteur privé et les leaders de l'opposition. Tenant compte du pourrissement de la situation l'ex senateur Jean Héctor juge qu'il sera très difficile pour M. Moïse d'aller jusqu'au terme de son mandat de 5 ans.

LLM / radio Métropole Haïti