Les violons de s'accordent vraiement pas au sein de l'opposition radicale. L'appel à la manifestation de ce jeudi 7 mars 2019 n'a pas eu l'effet escompté. Quelques dizaines de militants étaient présents mais ils n'avaient pas l'envie de fouler le maccadam afin de réclamer la démission du président Jovenel Moïse.

Les deux branches de l'opposition radicale qui sont les fers de lance de la mobilisation sont pratiquement antagoniques. Ils s'opposent publiquement sur la stratégie d'action même s'ils veulent atteindre le même objectif.

Des dirigeants de syndicats et d'organisation dont Josué Mérilien et Guy Numa ont révélé que des rumeurs faisant état de distribution de 400 000 gourdes pour casser la mobilisation ont circulé parmi les activistés. Un militant en charge de la liaison entre les dirigeants et les militants de base aurait reçu les fonds.

M. Mérilien assure que ces rumeurs ont frustré les militants qui n'étaient plus en mesure de faire une démonstration de force.

Des journalistes ont rapporté que l'un des chefs de file de la mobilisation, Moïse Jean Charles, avaient quitté les lieux très tôt.

Le chef de file de l'Unnoh assure que ce n'est que partie remise. Il promet la poursuite de la mobilisation anti gouvernementale. Les dirigeants de l'opposition annoncent la publication prochaine d'un nouveau calendrier de manifestation assurant que leur détermination est sans faille.

LLM / radio Métropole Haiti