Le chef de l'état haitien, Jovenel Moïse, appelle à des efforts concertés pour mettre un terme aux violences des gangs armés. Lors de la cérémonie d'installation des membres de la Commission Nationale de Désarmement, Démantèlement et Réinsertion (CNDDR), hier lundi 11 mars 2019, le président Moïse a fait valoir que l'État doit répondre aux cris de détresse des citoyens qui sont victimes des groupes armés.

Les armes illégales ne sont pas une garantie de sécurité ni une assurance de stabilité. Au contraire, elles nuisent à la sécurité et contribuent au déplacement forcé des populations et facilitent les violations des droits de la personne et entravent le développement socio-économique du pays, a expliqué M. Moïse.

il exhorte les membres de la commission à œuvrer afin de faciliter l'établissement d'un climat de paix et de sécurité dans les quartiers si souvent identifiés comme des zones de non-droit. " Aujourd'hui, les armes illégales qui sont en circulation constituent des entraves à la paix et à la sécurité des vies et des biens. En mettant en œuvre la politique du Gouvernement en matière de désarmement et de réinsertion, en vous alliant aux institutions nationales compétentes, aux acteurs de la société civile et à nos partenaires de la communauté internationale vous permettrez à nos concitoyennes et à nos concitoyens de circuler d'un point à un autre sur le territoire sans inquiétude ; vous permettrez que la vie reprenne, que les affaires se développent et prospèrent ", a t-il insisté.

Selon le président Moïse la CNDDR viendra en appui à la PNH en identifiant les sources profondes de l'insécurité, en démantelant les gangs armés qui sont souvent en connexion avec le trafic de drogue, le crime organisé, la criminalité transfrontalière, la contrebande, le blanchiment de capitaux, la traite d'êtres humains.

Le président Moïse invite tous les secteurs de la vie nationale à œuvrer dans la concorde afin de concrétiser la paix, l'union et la justice sociale.

LLM / radio Métropole Haïti