Lors de la dernière réunion du Conseil de sécurité de l'ONU sur la crise Haitienne, le secrétaire général, Antonio Gutieres, et les membres du conseil ont salué les progrès réalisés tout en étant préoccupés par la fragilité de la stabilité.

« La fin du maintien de la paix en Haïti est à portée de main », a affirmé le Secrétaire général adjoint aux opérations de maintien de la paix, M. Jean-Pierre Lacroix, en soulignant toutefois que la « fluidité politique » et la « fragilité économique » dans le pays justifient le maintien d'une présence de l'ONU après le retrait, le 15 octobre, de la Mission des Nations Unies pour l'appui à la justice en Haïti (MINUJUSTH).

Il a soutenu que les progrès observés en Haïtil'eau cours du dernier trimestre dans certains domaines sont tempérés par « une fragilité et une stagnation » dans d'autres. « Tandis que les efforts pour améliorer la situation sécuritaire ont abouti à des résultats mitigés, l'incertitude politique s'est poursuivie avec la chute du Gouvernement », a-t-il précisé.

Si aucune violence n'a émaillé les manifestations depuis les soulèvements de février dernier, qui avaient fait 41 morts et 100 blessés et conduit à la restriction des libertés individuelles, des affrontements entre gangs rivaux, reflets probables de conflits d'intérêts criminels, continuent de perturber la vie des quartiers sud de Port-au-Prince et de provoquer des incidents isolés dans les régions du nord et d'Artibonite, a poursuivi le Secrétaire général adjoint.

Néanmoins, la Police nationale haïtienne, appuyée par la MINUJUSTH, continue de démontrer sa capacité de répondre aux menaces sécuritaires, s'est félicité M. Lacroix. De plus, la réactivation le 12 mars, par le Président Moïse, de la Commission nationale pour le désarmement, le démantèlement et la réintégration marque une étape importante vers l'appropriation nationale des efforts en vue de réduire la violence, a dit M. Lacroix.

LLM / radio Métropole Haïti