Aucune date n'est fixée pour qu'il le fasse, mais Jean Michel Lapin est attendu au Parlement pour le dépôt de ses pièces.

Après s'être plaint de ne pas avoir été formellement informé par le Président de la République Jovenel Moïse, Carl Murat Cantave a été touché jeudi dernier de la nomination de l'ancien ministre de la culture et de la communication comme Premier ministre.

Et parce qu'il a été mis au courant de cette nomination par voie administrative traditionnelle, le président du Sénat attend, les bras ouverts, Jean Michel Lapin, avec tous les documents que l'on sait.

Surtout ceux-là pouvant réellement tenir lieu de preuve qu'il est Haïtien et qu'il n'a jamais renoncé à sa nationalité.

Une étape que l'on croyait révolue puisque depuis les amendements constitutionnels le Premier ministre n'est plus désigné mais nommé.

En tout cas de Fritz Jean en passant par Enex Jean-Charles, Jack Guy Lafontant, pour arriver à Jean Henry Céant, tous ont été soumis à cet exercice parlementaire, consistant à la vérification de pièces, que même des constitutionnalistes jugent non-constitutionnel.

On ne sait pas quand le Premier ministre nommé Jean Michel Lapin se rendra au Parlement pour se conformer à cet aspect traditionnel menant à sa ratification.

Comme le Palais national depuis un certain temps, la Primature n'a pas de porte-parole.

En tout cas, la grande question de l'heure demeure celle relative aux éventuelles chances dont disposerait Jean Michel Lapin pour obtenir la bénédiction du Parlement.

Du coté des élus anti-gouvernementaux comme des pros, les positions ne sont pas encore clairement exprimées. C'est le cas au Sénat de la République comme à la chambre des députés qui ne montrent pas trop de désaccord à l'égard du choix de Jovenel Moise.

Ce qui laisse supposer que, fort de sa large expérience au sein de l'administration publique, Jean Michel Lapin pourrait plus ou moins facilement dégager une majorité en vue de la ratification de son énoncé de politique générale.

En tout cas, puisque le Parlement reste et demeure comme tous les parlementaires se plaisent à le dire : un lieu éminemment politique, le Président de la République comme son Premier ministre nommé seront contraints, comme c'est toujours le cas, de partager les responsabilités avec les pères conscrits et es représentants du peuple.

EJ/Radio Métropole Haïti