C'est un dialogue de sourd entre le chef de l'état haitien, Jovenel Moïse et les leaders de l'opposition radicale. Les deux parties ne peuvent rapprocher leur position en ce qui a trait au dialogue national.

Le président Moïse a réitéré hier son appel au dialogue aux dirigeants de l'opposition. Le dialogue et la fraternité sont incontournables, a dit le chef de l'état, plaidant pour le respect du mandat des élus. Il faut se préparer pour des compétitions électorales mais aujourd'hui nous devons concentrer nos énergies pour lutter contre la misère, le sous développement et l'insécurité, a insisté M. Moïse.

Entre temps l'opposition radicale refuse toute négociation exigeant la démission du chef de l'état comme préalable.

Des dirigeants de l'opposition radicale dont les sénateurs Nenel Cassy et Evaliere Beauplan ainsi que l'ex président du Sénat, Desra Simon Dieuseul, ont débuté hier une mission aux États Unis. Les membres de la délégation auront des séances de travail avec des congresmen , des responsables d'organisation de défense des droits humains et des leaders d'organisation de la diaspora.

M. André Michel indique que l'objectif est d'expliquer les revendications de l'opposition notamment sur le dossier Pétrocaribe et les massacres de citoyens dans les bidonvilles.

Il accuse des proches du pouvoir d'être de connivence avec les groupes armés qui terrorisent les résidents dans les quartiers populeux.

LLM / radio Métropole Haïti