Le président de l'Association des Professionnels Magistrats, le juge Wando Saint-Villier, s'insurge contre la nomination illégale de Patrick Rameau Mettelus, à la décanat de la Cour d'Appel de Port-au-Prince.

Il presse le Conseil Supérieur du Pouvoir Judiciaire (CSPJ) à assumer ses responsabilités jusqu'au bout en empêchant l'installation du juge Métellus.

Le CSPJ est l'organe d'administration et de contrōle de la magistrature et des tribunaux. C'est le CSPJ qui doit choisir le chef de juridiction, a martelé le juge Saint-Villier, doyen du tribunal de Premiere Instance de Jacmel.

La nomination du juge Métellus n'est pas conforme à la législation, déplore le magistrat. C'est une ingérence de l'exécutif dans l'administration des tribunaux, a laissé entendre M. Saint-Villier rappelant que le ministère de la justice n'est plus responsable de l'administration des tribunaux. Depuis 2012 c'est le CSPJ qui administre les tribunaux.

Il rapelle que c'est le magistrat Nora Jean Francois qui a dit été désigné par les conseillers du CSPJ pour administrer la Cour d'Appel de Port-au-Prince. La nomination du juge Patrick Rameau Màtellus a provoqué une stupéfaction au sein de la corporation. L'association défend les principes de l'état de droit, insiste le juge Saint-Villier dénoncant la velléité de l'exécutif de considérer le CSPJ comme une direction du ministère de la Justice. Si le CSPJ ne réagit pas pour empêcher l'entrée en fonction magistrat c'est la fin de cette entité, explique t-il.

LLM / radio Métropole Haïti