L'ex sénateur Samuel Madistin affirme que les intérêts de groupe constituent les causes de l'agressivité des sénateurs lors des récentes séances plénieres. Les sénateurs de l'opposition radicale ont été à l'origine d'incidents ayant provoqué le report à deux reprises de la séance de ratification de la déclaration de politique générale du Premier Ministre, Jean Michel Lapin.

L'impossibilité de réaliser la séance de ratification du Premier Ministre est le résultat d'un malaise politique qui exige des négociations politiques, martèle M. Madistin. Même s'il reconnaît l'importance du débat sur le cumul des fonctions pour les ministres, M. Madistin croit que les vrais revendications n'ont pas été évoquées par les 5 sénateurs de l'opposition radicale.

De l'avis de l'ex vice président du Sénat, le chef de l'état haitien, Jovenel Moïse, doit œuvrer afin de trouver un consensus indispensable au bon fonctionnement du Grand Corps. Outre le malaise entre la minorité et la majorité, M. Madistin juge qu'il y a un malaise au sein de la majorité en ce qui a trait à la formation du gouvernement.

Le juriste recommande de nouvelles négociations en vue d'applanir les différends. Il y a un problème politique plus profond que ce qui est visible, insiste M. Madistin pour qui les intérêts peuvent être politiques, personnels ou économiques.

Les non dits sont plus importants de l'avis de M. Madistin estimant que les leaders de l'Executif doivent chercher à connaître les vraies revendications des leaders de l'opposition parlementaire.

LLM / radio Métropole Haïti