Des diplomates de 11 pays constatent que la situation est très difficile en Haiti. A la fin d'une visite d'évaluation de 48 heures la semaine écoulée, les représentants de 11 états membres du conseil économique et social (Ecosoc) des Nations Unies, ont annoncé des séances de travail dans les prochains jours sur la crise haitienne entre le conseil de sécurité et l'ecosoc.

Nous allons dire au Conseil que la situation est très difficile en Haïti où 2.5 millions de personnes ont besoin une assistance humanitaire », a laissé entendre M. Max Blanchard.

Les diplomates onusiens sont également préoccupés par le rôle de l'ONU dans la conjoncture de crise. M. Blanchard a promis de mettre l'accent sur la necessité pour que l'ONU ait toujours une forte présence en Haïti, notamment à travers ses nombreuses agences.

« Nous allons discuter des choses que nous avons constatées en Haïti relativement au déploiement prochain de la mission politique spéciale. Celle-ci fera la transition entre la MINUJUSTH et le futur de la présence des Nations unies ici en Haïti, a t-il ajouté.

De l'avis de M. Blanchard la mission politique spéciale devra répondre à dossiers urgents. « Il faut qu'elle permette de faire face aux défis posés par les questions liées aux gangs éparpillés un peu partout dans le pays. Il faut toucher au symptôme mais aussi à la racine de certains de ces problèmes », a t-il précisé faisant valoir que le rôle de cette mission sera d'assurer la transition, de faire le lien avec les agences des Nations unies mais aussi avec le gouvernement haïtien et les acteurs de la société civile, politique, académique, etc.

Le groupe consultatif spécial du Conseil économique et social (ECOSOC) sur Haiti, présidée par le canadien Marc-André Blanchard, a eu des échanges avec le chef de l'état Jovenel Moïse ainsi que les acteurs socio-économiques et des dirigeants politiques. « Nous avons eu des échanges sur les véritables débats qui se font ici en Haïti. La mission a été intéressante.

LLM / radio Métropole Haïti