La publication du rapport Pétrocaribe contribue à exacerber les tensions déjà intenses entre l'opposition et les alliés du pouvoir.

L'Opposition politique et parlementaire s'est saisi du rapport pour relancer les critiques contre le chef de l'état. Les deux principales organisation de l'opposition radicale, Force Oposition Progressiste (FOP) et Secteur Démocratique et Populaire (SDP) ont appelé à la démission du chef de l'état, Jovenel Moïse, épinglé dans les deux sections du rapport de la Cour Supérieure des Comptes et du Contentieux Administratif (CSCCA).

Au Sénat le sénateur Antonio Cheramy a radicalisé sa position. Il n'envisage nullement de ratifier un gouvernement considérant la démission du président Moïse comme la seule option possible.

L'un des dirigeant du FOP, Jean André Victor juge que la formation d'un gouvernement de transition est devenue la seule issue à la crise. Il considère que le président Moïse n'a plus des atouts de légitimité, de constitutionnalité et moralité pour être au timoun des affaires. Il préconise la formation d'une autorité nationale de transition.

Le juriste André Michel de l'organisation Secteur Démocratique et Populaire affirme que les officiels de l'administration Martelly peuvent être considérés comme les " pires voleurs" qui se sont enrichis au détriment des couches vulnérables de la population.

Il souligne que le chef de l'état doit respecter sa parole en se mettant à la disposition de la justice parce qu'il a été épinglé dans le rapport Pétrocaribe..

De plus il annonce une procédure en récusation contre le juge d'instruction en charge de l'enquête sur le dossier Pétrocaribe.

LLM / radio Métropole Haïti