Le rapport Pétrocaribe a apporté de l'eau au moulin de l'Opposition radicale. L'un des fers de lance de cette opposition, M. Jean Charles Moïse, exige la démission du chef de l'état dans les 72 heures.

Il juge que le président Jovenel Moïse doit respecter sa parole puisqu'il avait indiqué que les personnes indexées dans le rapport doivent se mettre à la disposition de la justice.

L'ex candidat à la présidence menace d'appeler à la mobilisation générale dans le cadre d'une manifestation de protestation illimitée. Le mouvement sera lancé lors de la manifestation des pétrochallengers le dimanche 9 juin 2019 dans la capitale.

Conscient de la faiblesse de l'opposition, incapable de trouver une entente, M. Jean Charles se pose en rassembleur. Il appelle à un accord entre tous les secteurs afin de parvenir au départ du président Moïse. Il fait toutefois remarquer que c'est sa formule de sortie de crise qui doit être adoptée.

Il prône la nomination d'un juge de la Cour de Cassation comme président provisoire et le renvoi du Parlement dans le cadre d'une Tabula rasa.

En présence de ses partisans le chef de file de Pitit Dessalines a également présenté la formule qui devra être retenue pour le procès Pétrocaribe. Il recommande l'arrestation immédiate de toutes les personnes indexées dans le rapport de la Cour Supérieure des comptes et du Contentieux Administratif (CSCCA). Ces personnes doivent être détenues jusqu'à l'instauration d'un gouvernement de transition jouissant d'une légitimité.

LLM / radio Métropole Haïti