Le directeur de l'Initiative de la Société Civile (ISC), Rosny Desroches, plaide pour la poursuite des investigations sur la dillapidation des fonds Penteocaribe. Il met en garde contre une utilisation à des fins politiciennes du rapport de la Cour Superieure des Comptes et du Contentieux Administratif (CSCCA) qui fait état de l'implication d'anciens officiels et d'entrepreneurs dans le détournement de plus de 4 milliards de dollars américains.

De l'avis du professeur Desroches, les institutions constitutionnelles, chargées du controle des dépenses, doivent jouer leur rôle. Le travail de la Cour des Comptes est appréciable mais à ce stade le directeur de l'ISC ne veut pas appeler à la démission du chef de l'état épinglé dans le rapport.

La firme Agritrans indexée doit répondre comme toutes les institutions, a dit M. Desroches estimant que M. Moïse devra répondre au moment opportun. Mais il ne faut pas brûler les étapes, il faut permettre à la justice de faire son travail convenablement, prévient le directeur de l'ISC.

Dans le cadre de la procédure, la Cour des Comptes devra rendre des arrêts de débet à l'encontre des anciens officiels et transmettre le dossier aux autorités judiciaires. La justice doit faire son travail, martèle M. Desroches.

Les procédures doivent être respectées pour que le procès puisse être réalisé suivant les normes, a insisté M. Desroches. Il souligne que le procès doit permettre d'identifier les dysfonctionnements du système de l'administration publique. Le système est défaillant, juge M. Desroches espérant que les responsabilités de chaque acteur pourra être précisé.

LLM / radio Métropole Haïti