Les révélations sur un plan d'amnistie pour certains dilapidateurs des fonds Pétrocaribe est devenue l'un des principaux sujets en débat dans la crise politique haïtienne. Le secrétaire général du Rassemblement des Démocrates Nationaux Progressistes (RDNP), M. Eric Jean Baptiste, avait dénoncé le projet d'amnistie pour certains leaders politiques, planifié par les 4 sénateurs de l'opposition radicale. La décision devrait être appliquée après la démission du chef de l'état Jovenel Moïse.

M. Jean Baptiste jure que ces propos ont été effectivement tenus lors des échanges avec avec les représentants de l'opposition institutionnelle, qui regroupe des parlementaires.

D'autres personnalités, qui exigent la démission du président Moïse, dont l'ex député Gerard Evans Beaubrun, étaient également présentes à cette rencontre à l'hôtel Oasis.

M. Beaubrun a confirmé que le projet d'amnistie a été effectivement évoqué lors des échanges.

De son coté le sénateur Youri Latortue, soutient que ces propos n'ont pas été évoqués en sa présence. Il révèle toutefois qu'il s'était absenté quelques secondes lors de cette réunion.

Le sénateur Latortue s'étonne qu'un pareil scénario puisse être envisagé. Il rappelle que la réalisation du procès est une condition sine qua non de l'opposition institutionnelle.

De plus il fait remarquer qu'il n'existe pas d'amnistie en matière de crime financier.

President de la commission éthique et anti corruption du Sénat, M. Latortue donne l'assurance qu'il entend poursuivre la lutte pour la réalisation du procès visant à faire la lumière sur la dilapidation de plus de 4 milliards de dollars américains.

Il annonce la publication prochaine d'un document listant les officiels et propriétaires de firmes épinglés dans le rapport de la Cour Supérieure des Comptes et du Contentieux Administratif (CSCCA).

LLM / radio Métropole Haïti